« Il n'y a qu'une voie » : le pacte d'alliance Ciotti-Le Pen rebat-il les cartes de la présidentielle ?
« Il n'y a qu'une voie » : le pacte d'alliance Ciotti-Le Pen rebat-il les cartes de la présidentielle ?
À sept mois et demi du premier tour de l'élection présidentielle, la rentrée politique d'Éric Ciotti à Levens a créé l'événement. Le maire de Nice a officialisé son soutien à Marine Le Pen en proposant un « pacte d'alliance » structuré autour de quinze propositions, un geste qui pourrait redessiner les équilibres de la campagne.
La proposition d'Éric Ciotti à Marine Le Pen : un pacte d'alliance en quinze points
C'est depuis Levens, dans les Alpes-Maritimes, qu'Éric Ciotti a choisi de faire sa rentrée politique. Le maire de Nice a confirmé avoir « longuement discuté » avec Marine Le Pen de ce projet de plateforme commune, affirmant qu'« il n'y a qu'une voie » (source : franceinfo, 14h36). Il a réaffirmé son soutien à la candidate du Rassemblement national, expliquant avoir choisi « celle de l'alliance » dès 2024 (source : Centre Presse Aveyron, 15h05).
Le contenu du pacte : provinces, fiscalité, retraites, droit du sol
Le pacte proposé par Éric Ciotti repose sur quinze propositions détaillées par la presse régionale et nationale. Selon les informations publiées, ce programme commun inclurait notamment :
- la création de « provinces » dans le cadre d'un « grand big bang territorial » (source : Sud Ouest, 14h13)
- une refonte de la fiscalité (source : Le Parisien, 14h06)
- des mesures sur les retraites et le droit du sol (source : Le Parisien, 14h06 ; Sud Ouest, 14h13)
Pour Éric Ciotti, « la France a besoin de sa victoire », un message martelé lors de son intervention (source : BFM, 13h39).
Le rapport de force dans la course : Marine Le Pen en tête, Édouard Philippe en embuscade
Ce rapprochement intervient alors que Marine Le Pen « conserve une avance nette dans les intentions de vote » selon un sondage Ipsos publié ce jour (source : Ipsos, 16h00). Les enquêtes d'opinion placent la candidate du RN et Édouard Philippe parmi les favoris de l'élection présidentielle, « le rapport de force est assez clair », soulignent les observateurs (source : Le Parisien, 16h00).
De son côté, Gabriel Attal était en déplacement à la braderie de Lille, où il a exposé ses idées dans une ambiance qualifiée de « présidentielle » (source : France 24, 12h40 ; Sud Radio, 13h03). Le bilan écologique contrasté d'Attal et de Philippe fait par ailleurs l'objet d'analyses dans la perspective de 2027 (source : Le Monde, 14h00).
Les tensions à droite et au RN : la concurrence de Jordan Bardella et les charges de Jean-Luc Mélenchon
Ce pacte d'alliance intervient dans un contexte de tensions au sein du Rassemblement national, où Marine Le Pen doit composer avec la concurrence de Jordan Bardella (source : Orange Actualités, 15h40). Le président du RN a pris position sur le soutien à l'Ukraine, estimant qu'« on ne peut pas donner de l'argent sans aucune garantie ni sans la sûreté que cet argent sera remboursé un jour » (source : Le Monde, 15h28).
La journée a également été marquée par les attaques de Jean-Luc Mélenchon contre Jordan Bardella. Le candidat de La France insoumise a qualifié son rival de « fasciste sans réputation et sans portée », affirmant que « ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste » (source : BFM, 15h07 ; Franceinfo, 15h12). Il a également réitéré sa proposition d'annuler la dette française auprès de la Banque centrale européenne (source : BFM, 15h19).
D'autres acteurs ont fait entendre leur voix : Michel-Édouard Leclerc a écarté une candidature, se disant « pas fait pour le job » et dénonçant une campagne incapable de « rassembler les Français » (source : RTL, 14h29). Fabien Roussel sera quant à lui l'invité du 20 Heures de TF1 dimanche (source : Ouest-France, 14h15). Enfin, Marine Tondelier a proposé une loi pour « interdire le mensonge en politique » (source : Franceinfo, 15h38), tandis que Raphaël Glucksmann a qualifié le RN de « parti de l'étranger » (source : Le Monde, 14h41).