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Jordan Bardella sous pression : ce que les révélations de Mediapart changent dans la course à 2027

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Les révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella dans sa jeunesse secouent sa campagne, alors qu'un sondage montre que 62 % des Français estiment qu'il devrait quitter la présidence du RN.

Jordan Bardella sous pression : ce que les révélations de Mediapart changent dans la course à 2027

À sept mois et demi du premier tour de l'élection présidentielle, fixé au 18 avril 2027, la campagne de Jordan Bardella traverse une zone de turbulences. Les révélations de Mediapart sur des propos antisémites que lui attribue le média dans sa jeunesse ont rouvert un front que le candidat espérait sans doute refermé.

La défense de Bardella jugée « insoutenable »

Selon franceinfo, la défense opposée par Jordan Bardella après « la transparence de Mediapart » est qualifiée d'« insoutenable » (source : franceinfo, 05h58). Le sujet s'installe durablement dans le débat : RTL évoque « un début de campagne particulièrement chaotique » et se demande si ces révélations peuvent influencer la présidentielle de 2027 (source : RTL, 06h00). La semaine a même été croquée par Libération, qui résume l'épisode sous l'angle « Bardella et les lycées » (source : Libération, 10h04).

38 % seulement pour un maintien à la tête du RN

Le sondage relayé par La Dépêche du Midi constitue le chiffre le plus commenté de la journée : seuls 38 % des Français pensent que Jordan Bardella devrait quitter la présidence du RN après les propos antisémites que lui attribue Mediapart dans sa jeunesse (source : ladepeche.fr, 11h31). Autrement dit, une majorité ne le pousse pas vers la sortie — mais la question posée sur sa propre base traduit une fragilité réelle à sept mois et demi du scrutin.

Une campagne déjà chaotique

Ces révélations ne tombent pas sur un terrain vierge. RTL qualifie le début de campagne de « particulièrement chaotique » (source : RTL, 06h00), et Le Point décrit des « candidats tous kamikazes » (source : Le Point, 06h00). Le contexte général est lui aussi lourd : Sud Ouest évoque une « fin de quinquennat lugubre pour la Macronie », entre dette, colère et montée des extrêmes (source : Sud Ouest, 06h42), tandis que le même média analyse comment « la peur et la colère alimentent la radicalité politique » (source : Sud Ouest, 06h22).

Quelles conséquences pour la droite nationale ?

Pour le camp national, l'équation se complique à mesure que le calendrier se resserre : la clôture des parrainages interviendra le 12 mars 2027, avant un premier tour le 18 avril 2027. La pression médiatique sur Bardella s'ajoute à une actualité où les adversaires bougent : Xavier Bertrand « prépare son offensive » pour 2027 (source : L'Aisne nouvelle, 06h32), Édouard Philippe tente de « ne pas buter sur les retraites » (source : RFI, 06h50) et mène « la campagne à contretemps » selon L'Express (source : L'Express, 10h29). À gauche, Jérôme Guedj avance sur la « mutuelle publique » (source : L'Argus de l'assurance, 06h00) et Jean-Luc Mélenchon est accusé de « préparer l'élection, mais aussi l'insurrection » par Dominique Reynié (source : 21News, 08h29).

À sept mois et demi du premier tour, les révélations de Mediapart ne scellent pas le sort de Jordan Bardella — le sondage à 38 % le montre — mais elles installent une question qui pourrait peser jusqu'aux parrainages.