« On leur pisse dessus » : la journée où Glucksmann a mis le feu à la gauche
« On leur pisse dessus » : la journée où Glucksmann a mis le feu à la gauche
La gauche s'est réveillée sous tension, à la veille d'un rendez-vous déjà délicat. Selon des propos révélés à son insu, Raphaël Glucksmann aurait tenu des mots d'une rare dureté — « On leur pisse dessus », évoque aussi une « danse du ventre » — qui ont immédiatement fait bondir Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal (source : Libération, 06h49). La diffusion de ces propos privés a embrasé le camp social-démocrate avant même l'ouverture du dernier débat.
Un dernier débat sous haute tension
Ce dimanche soir se tient l'ultime débat télévisé de la primaire de la gauche, destiné à départager les cinq candidats avant le premier tour (source : Sud Ouest, 05h45). Le Parisien confirme qu'il s'agit du dernier rendez-vous pour trancher entre les prétendants (source : Le Parisien, 05h52). Mais la soirée s'annonce d'ores et déjà tendue : Le Figaro souligne qu'après la diffusion des propos privés de Glucksmann, ce débat « s'annonce tendu » (source : Le Figaro, 09h51).
Des lignes de fracture préexistantes
Ces tensions ne surgissent pas de nulle part. Le Nouvel Obs décrypte ce que les candidats à la primaire sociale-démocrate ont réellement en tête : les alliances avec LFI, l'ouverture au centre, autant de sujets qui divisent profondément la famille de gauche (source : Le Nouvel Obs, 10h00). La polémique Glucksmann vient donc s'ajouter à des clivages déjà installés sur la stratégie d'alliance.
Attal pousse l'idée d'une primaire
À droite de l'échiquier, Gabriel Attal tente de reprendre la main en poussant l'idée d'une primaire (source : Les Echos, 10h53). Une initiative qui bouscule les équilibres et alimente le débat sur l'organisation des candidatures pour 2027.
Le calendrier en ligne de mire
Le premier tour de la présidentielle est fixé au 18 avril 2027, soit à sept mois et demi de la journée de ce dimanche. Chaque prise de parole, chaque débat, chaque révélation pèse désormais d'un poids particulier. La clôture des parrainages interviendra le 12 mars 2027, et la course aux 500 signatures s'ouvrira dès le 1er décembre 2026.
Dans ce contexte, la primaire de la gauche joue gros : elle doit à la fois désigner un candidat et démontrer qu'une gauche divisée peut encore se rassembler. Les propos de Glucksmann, révélés à son insu, rappellent à quel point l'exercice est fragile. Ce dimanche soir, les cinq candidats devront convaincre — mais aussi panser les plaies d'une journée qui a laissé des traces.
À sept mois et demi du premier tour, la gauche avance sur une ligne de crête.