Primaire du bloc central : Attal lance, Philippe et Retailleau déclinent, le flou s'installe
Primaire du bloc central : Attal lance, Philippe et Retailleau déclinent, le flou s'installe
À sept mois et demi du premier tour, fixé au 18 avril 2027, la proposition de primaire de Gabriel Attal tourne court. Le rassemblement « démocrate » esquissé par l'ancien Premier ministre peine à faire consensus et le blocage perdure, rapporte le compte rendu des travaux sénatoriaux (source : rss_public_senat, 17h34). Retour sur une journée qui acte l'éclatement des stratégies au centre et à droite.
Attal cible le « centre et la droite »
Gabriel Attal a précisé sa démarche : il cible désormais explicitement le « centre et la droite » pour sa primaire aux contours encore flous (source : Le Monde.fr, 20h49). Le chef de file du camp présidentiel souhaite une « primaire démocrate », une proposition que la presse régionale juge controversée et qui soulève trois questions principales (source : Midi Libre, 18h49). À Nîmes, Prisca Thevenot a soutenu cet appel, estimant que « la France ne se relèverait pas d'avoir le RN à l'Élysée » (source : Midi Libre, 18h00).
Une salve de refus
L'invitation n'a pas été suivie. Bruno Retailleau, Dominique de Villepin et Raphaël Glucksmann figurent parmi ceux qui déclinent l'invitation lancée par Gabriel Attal (source : Le Dauphiné Libéré, 17h45 ; Le Progrès, 17h48 ; DNA.fr, 17h50). Le camp Philippe et le camp Retailleau ont rejeté la proposition, alimentant le constat d'un blocage durable (source : rss_public_senat, 17h34). Le Figaro relève que la « primaire des démocrates » peine à faire consensus (source : Le Figaro, 18h30), tandis que Le Nouvel Obs évoque un « flop » face aux multiples scénarios de primaire au centre et à droite (source : rss_nouvelobs, 17h45). Actu.fr se demande même si cette primaire ne vise pas, pour son auteur, « un moyen d'en sortir » (source : Actu.fr, 20h16). L'Opinion invite de son côté à « choisir la liberté avant la primaire » (source : l'Opinion, 18h00), et BFM souligne l'« impossible primaire du bloc central » (source : BFM, 17h52).
Philippe, le reflux qui rebat les cartes
Le contexte d'Édouard Philippe pèse sur le débat. Le Figaro analyse que le reflux de l'ancien Premier ministre réveille la discussion sur la primaire à droite (source : Le Figaro, 18h42). Le Temps décrit, derrière la proposition d'Attal, la fébrilité de la droite et du centre dans cette présidentielle (source : Le Temps, 19h11). Le quotidien suisse rappelle par ailleurs la mise sous statut de témoin assisté d'Édouard Philippe, élément qui complique la donne pour le bloc central.
Vers la course aux 500 parrainages
À sept mois et demi du premier tour, et alors que la clôture des parrainages interviendra avant l'échéance électorale, l'absence de candidature unique au centre et à droite laisse ouverte la question du rassemblement. Libération évoque, pour le « dernier Halloween d'Emmanuel Macron », un « grand bal des projets et des promesses fantômes » (source : Libération, 19h05) — image d'une campagne qui cherche encore ses contours. Les refus en série signent, pour l'heure, l'échec de la primaire comme mécanisme d'union.