Primaires : « On ne change pas les règles en cours de jeu » et autres passes d'armes à sept mois du scrutin
Primaires : « On ne change pas les règles en cours de jeu » et autres passes d'armes à sept mois du scrutin
À sept mois et demi du premier tour de l'élection présidentielle, la bataille des investitures s'intensifie à gauche comme à droite. Ce mardi, les échanges se sont cristallisés autour des règles des primaires, entre verrouillage à gauche et esquisses de cadres à droite.
La primaire de gauche verrouillée : Glucksmann oppose une fin de non-recevoir à l'élargissement à François Ruffin
Raphaël Glucksmann a opposé une fin de non-recevoir catégorique à toute idée d'élargir la primaire de gauche à François Ruffin. « On ne change pas les règles en cours de jeu », a-t-il martelé (source : Ouest-France, 08h20). Une position qu'il justifie par le cadre existant : « C'est très clair dans les règles de la primaire, il n'y a pas d'alliance possible avec LFI », a-t-il insisté (source : CNews, 07h12).
L'eurodéputé va plus loin en interpellant directement le premier secrétaire du Parti socialiste. Il appelle Olivier Faure à respecter « les votes de ses propres militants » (source : BFM, 08h33). Une mise en garde qui résonne comme un rappel à l'ordre face aux tentations d'ouverture.
Olivier Faure et le PS au cœur de la tension, entre pièces dans la machine et interrogations sur une candidature Hollande
Pendant ce temps, Olivier Faure semble entretenir le flou. Selon Libération, le leader socialiste « remet une pièce de 2 euros dans la machine à bordel de la primaire socialiste » (source : Libération, 09h36). Une formule qui illustre la complexité des négociations en interne.
Dans ce contexte, la question d'une candidature de François Hollande refait surface. Pierre Jouvet, figure du PS, se veut toutefois catégorique : « Je pense que François Hollande ne sera pas candidat », prédit-il (source : Public Sénat, 07h32). Une déclaration qui ne dissipe pas totalement les interrogations, alors que les candidats déclarés à la primaire socialiste font l'objet de toutes les attentions (source : L'Union, 10h45).
Hervé Morin finalise une charte pour une primaire de la droite qui n'existe pas encore
À droite, le président des Centristes tente de structurer le débat. Hervé Morin a envoyé aux candidats potentiels de la droite et du centre une charte détaillant l'organisation d'une primaire (source : franceinfo.fr, 09h00). Libération ironise toutefois sur le calendrier : le centriste « finalise la charte de la primaire de la droite qui n'existe pas » (source : Libération, 09h56).
Une initiative qui s'inscrit dans un contexte où « l'hypothèse d'une primaire agite encore la droite et le bloc central » (source : Le Monde, 10h00). La question de la méthode de désignation du candidat unique reste donc loin d'être tranchée.
Dans le bloc central, Philippe et Retailleau continuent de se positionner en vue de 2027
Au sein du bloc central, les positionnements se multiplient. Édouard Philippe et Bruno Retailleau poursuivent leurs manœuvres, conscients que « la primaire n'a pas encore dit son dernier mot à droite et dans le bloc central » (source : Le Monde, 10h00).
Les règles du jeu, qu'elles soient celles de la primaire de gauche ou d'une éventuelle primaire à droite, s'annoncent comme l'un des arbitrages majeurs des prochaines semaines. À sept mois et demi du scrutin, chaque camp tente de verrouiller son calendrier et ses modalités de désignation, quitte à s'opposer frontalement sur la méthode.