Retailleau se maintient, Bregeon appelle au ralliement : la droite joue son va-tout à sept mois et demi du premier tour
Retailleau se maintient, Bregeon appelle au ralliement : la droite joue son va-tout à sept mois et demi du premier tour
Le coup de force de Bruno Retailleau : « J'irai jusqu'à la victoire » et la charge contre Bardella
Bruno Retailleau ne lâche rien. À sept mois et demi du premier tour, le Vendéen a choisi l'offensive : maintien ferme de sa candidature, déclaration de guerre assumée contre le Rassemblement national et son chef de file Jordan Bardella. Sa ligne : ne rien céder, transformer la primaire interne de la droite en rampe de lancement vers 2027, et imposer son duel avec le RN comme le clivage central de la campagne. Pour Retailleau, la victoire passe par la clarification : pas d'alliance tiède, pas de fusion molle avec d'autres sensibilités — un cap et un affrontement. (source : Le Monde, 18h36)
Maud Bregeon, aiguillonne d'un rapprochement à droite : « Le plus tôt possible »
Sur le front du rassemblement, Maud Bregeon presse le mouvement. Dans une tribune et plusieurs interventions, l'élue Les Républicains appelle à un rapprochement « le plus tôt possible » des forces de la droite et du centre, estimant que l'échéance impose de dépasser les ego et les appareils. Elle pousse ainsi à une candidature unique ou, à défaut, à un accord de désistement rapide pour éviter la dispersion au premier tour. Le message est clair : chaque semaine perdue est une voix cédée à Bardella. (source : Le Figaro, 16h12)
Les sondages Ipsos-BVA qui placent Le Pen en tête et Philippe/Mélenchon au coude-à-couple
Les derniers baromètres Ipsos et BVA dessinent un paysage sévère pour la droite classique. Marine Le Pen arrive en tête des intentions de vote, suivie d'un coude-à-couple entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon pour la deuxième place. Retailleau, lui, plafonne dans les intentions de vote. Les sondages confirment la tendance de fond : usure du bloc central, percée de la majorité présidentielle sortante, et domination du duel Le Pen-Mélenchon. Pour la droite, l'équation devient existentielle — soit le ralliement se fait, soit la qualification au second tour s'éloigne. (source : Le Monde, 18h36)
En parallèle, la primaire socialiste qui divise (Royal, Cazeneuve) et Roussel qui se déclare
Pendant que la droite se déchire, le Parti socialiste s'enlise dans une primaire qui s'annonce confuse. Ségolène Royal a redit publiquement son intention d'y participer, défiant l'appareil et ses règles. (source : ladepeche.fr, 14h03) Une analyse de Libération juge la primaire socialiste « perdue d'avance », minée par la fragmentation et l'absence de leader naturel. (source : Libération, 12h00) Les candidatures continuent d'affluer, dont celle de Roussel, qui se déclare pour porter une ligne communiste dans le scrutin. Le calendrier lui-même devient un problème : la clôture des parrainages, le 12 mars 2027, précède de quelques semaines seulement le premier tour, laissant peu de temps pour structurer une dynamique. À sept mois et demi de l'échéance, la gauche apparaît aussi divisée que la droite, offrant un boulevard au duel Le Pen-Mélenchon que les sondeurs commencent à installer dans le paysage. (source : Le Monde, 18h36)