← Toutes les analyses
NOTE DE SYNTHÈSEINSTITUTIONS & DÉMOCRATIE

Sondage BFMTV : Marine Le Pen loin devant, le trio Philippe-Glucksmann-Mélenchon dans un mouchoir de poche

· LECTURE 3 MIN
Un sondage BFMTV publié ce matin place Marine Le Pen nettement en tête des intentions de vote pour 2027, tandis qu'Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon se disputent la deuxième place dans un mouchoir de poche.

Sondage BFMTV : Marine Le Pen loin devant, le trio Philippe-Glucksmann-Mélenchon dans un mouchoir de poche

À sept mois et demi du premier tour, fixé au 18 avril 2027, un nouveau sondage BFMTV rebat les cartes des intentions de vote. Marine Le Pen y apparaît loin devant, tandis que trois prétendants se tiennent dans un mouchoir de poche pour le second tour : Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon sont donnés au coude-à-coude derrière la candidate du Rassemblement national (source : BFM, 06h05 ; Orange Actualités, 06h05). La Dépêche du Midi relaie la même hiérarchie, évoquant un trio resserré « dans un mouchoir de poche pour le second tour dans les intentions de vote » (source : ladepeche.fr, 07h06), tandis que RTL insiste sur le fait que Philippe, Mélenchon et Glucksmann se situent « loin derrière Le Pen » (source : RTL, 08h03).

Les réactions et positionnements

Ces chiffres alimentent déjà les repositionnements. Olivier Faure a exprimé son souhait de voir Raphaël Glucksmann l'emporter à la présidentielle, estimant qu'« à présent, il faut avancer » (source : Yahoo Actualités, 08h31). À droite de l'échiquier, Marion Maréchal, eurodéputée et présidente d'Identité-Libertés, veut « contribuer à créer des liens au niveau européen » pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen (source : BFM, 11h20). D'autres figures s'invitent dans le débat : Thierry Breton déplore que l'on ait « mis au congélateur la réforme des retraites » (source : Europe 1, 09h01), et le Canard enchaîné consacre ses colonnes à « Homme libre, toujours tu chériras Le Maire ! » ainsi qu'à « la petite entreprise » de François Ruffin (source : Le Canard enchaîné, 06h01).

Le contexte politique

La campagne se déroule sur fond de tensions institutionnelles et sécuritaires. À l'Assemblée, les premiers jours consacrés au budget ont tourné « au tour de chauffe pour 2027 » (source : Le HuffPost, 06h20). Au lendemain des manifestations du 17 octobre, 855 personnes ont été interpellées à Paris samedi, un « chiffre record » (source : franceinfo, 07h16). La première adjointe au maire de Paris déplore « un manque de moyens policiers » après les scènes de pillages et d'affrontements (source : franceinfo, 07h53), et Marine Tondelier estime que Laurent Nuñez n'a « pas d'autre issue » que la « démission » (source : Libération, 09h24). Le climat est aussi sécuritaire : les projets de Bruno Retailleau et de Marine Tondelier sur la protection des Français sont décryptés (source : parlons-politique.fr, 10h14), et des interphones connectés sont critiqués pour le « climat sécuritaire de méfiance » qu'ils instaureraient (source : Libération, 10h20). Atlantico évoque de son côté « la présidentielle du choc des civilisations… françaises ? » (source : Atlantico, 07h32).

Les échéances à venir

Le calendrier s'accélère. La clôture des parrainages est fixée au 1er décembre 2026, avant la date limite du 12 mars 2027 ; le premier tour aura lieu le 18 avril 2027 et le second le 2 mai 2027 (source : ladepeche.fr, 06h31). À sept mois et demi du scrutin, chaque prise de position compte.